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Covid-19 et chômage: une angoisse ravageuse?

FILE PHOTO: People queue for food parcels at a relief distribution, during a lockdown by the authorities in efforts to limit the spread of the coronavirus disease (COVID-19), in Lagos, Nigeria April 9, 2020. Picture taken April 9, 2020. REUTERS/Temilade Adelaja/File Photo

La Covid-19 est aussi le virus de l’extrême angoisse, vue la menace qu’elle a campé dans l’économie de certains pays, surtout les plus vulnérables. Mais qui parle de pays doit forcément penser aux populations qui y vivent, leurs comportements, leur perception de la vie, face à cette pandémie qui a mis à genoux leur système, leur environnement de vie. C’est pour vous dire qu’en ce moment le monde semble vivre une apocalypse qui a tout à fait affecté le psychisme de la plupart des gens et cela à cause de la perte d’emploi.

 

 

Face au coronavirus, nos maisons sont devenues l’ultime abris : apprendre à vivre. Certes, après un long moment de travail sans relâche, certaines personnes auraient besoin de cette rupture pour pouvoir « souffler » un peu, mais tout laisse voir que cela n’est pas possible car un autre virus est venu s’ajouter au coronavirus : celui du chômage, qui est une autre peur ne laissant indifférente l’écrasante majorité des populations de la planète, surtout celles des pays pauvres très endettés.

Face au tigre prêt à bondir, rester serein est impossible, car l’animal n’étant pas imaginaire mais bien réel, peut bien nous ôter la vie. « Le chômage n’a pas grand-chose à envier au tigre : s’il ne peut pas nous ôter la vie (encore qu’il ait réussi à l’ôter à certains), il peut nous faire beaucoup de mal », avait précisé la psychanalyste Claude Halmos.

Beaucoup de gens, essayent de surmonter à leur façon cette peur d’être en chômage, mais ils n’y arriveront pas. Car d’après les explications de Claude Halmos, le pouvoir de s’écarter de nos peurs n’est pas possible quand celles-ci portent sur des objets réels.

La Covdi-19 et ses effets politico-économiques ont effectivement impacté la psychosociologie des individus, et le chômage en est l’exemple, et le plus palpable. « Il, nous dit la psychanalyste, ne porte pas seulement atteinte à la vie matérielle de ceux qui le subissent, il les atteint, très profondément, dans leur être. »

On peut ici dire que la psychanalyste, Claude Halmos, nous parle de l’humain en tant qu’être double, à qui son psychisme se développe d’une part dans la partie privée de sa vie, et d’autre part dans la partie sociale. Cela signifie que la « santé psychique » de l’homme est conditionnée, à parts égales, de ce qui se passe dans l’une te l’autre de ces parties.

Moustapha Badji
the authorMoustapha Badji

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