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Le régiment des hypocrites et des injustes face aux insanités d’El pistolero (Elimane Ngom)

Aussi longtemps qu’on gagne en expérience et en âge, on se rend davantage compte combien les séparations les plus brutales peuvent affecter les relations qui s’y prêtent le moins( Kor Maréme – El pistolero). Au fur et à mesure que les heures s’écoulent, on découvre manifestement combien le règne des humains peut se parer de faussetés, combien les masques, pendant un certain temps, cachent les plus détestables éraflures. El pistolero dérape gravement et dangereusement, je m’ en offusque, peu importe la cible. Mais que ses flèches incendiaires devenues endémiques mobilisent toute l’ armada de la République et font sortir tous les « diables » de leurs boites c’est aussi un cas qu’il convient d’analyser.

Pourtant, il fut un certain temps, il avait remporté la palme des insanités qu’il dirigeait contre des opposants , comble de la bêtise, contre une communauté. Peut- être les émotifs occasionnels d’aujourd’hui étaient en retraite spirituelle. Donc autant les insultes sont condamnables et abominables, dans le cas d’espèce, autant elles devraient l’être à l’époque où les victimes étaient du camp adverse. Il est inadmissible que la condamnation de la violence (ici verbale)ait droit à des jours de congé.

Elle ne doit s’accommoder ni des circonstances ni de la posture de ceux qui en sont les destinataires, encore moins de l’appartenance de ceux sur qui elle s’exerçait par le passé. Quand le commandant en chef dirigeait la horde de ses « chiens » enragés contre des adversaires avérés ou supposés, tous ceux qui jouent aujourd’hui au puritain effarouché, à défaut d’être les parrains patentés de cette croisade immorale, s’étaient emmurés dans un silence qui en dit long sur la lâcheté de ceux qui sont censés être les artisans de notre bien être social.

Mais il a sufffi que les envolées injurieuses et accusatrices de ce sbire en disgrâce ( rappelons que son exclusion vient d’être actée) déshabillent la pudeur du palais, balafrent l’honneur des spahis de la forteresse présidentielle( entendons par là les défenseurs des pires bassesses du prince) et font écrouler l’Empire du mensonge et du complot pour qu’une salve de désapprobations monopolise les Unes de la presse et que le sabre du prince le décapite sans états d’âme.

Ces pugilats en permanence montrent que ce pays souffre d’une vraie névrose comportementale de ses dirigeants qui renseigne en partie sur ce que nous fait voir William Shakespeare dans Le marchand de Venise: » Si les empires, les grades, les places ne s’obtenaient pas par la corruption, si les honneurs purs n’étaient achetés qu’au prix du mérite, que des gens qui sont nus seraient couverts, que des gens qui commandent seraient commandés ». Si tant est qu’on veuille se hasarder dans la voie de la rédemption ou du vrai changement, il urge de calfeutrer les murs lézardés de la vertu politique et de renverser la forteresse de l’hypocrisie.

Elimane Ngom, professeur de français au lycée El’hadj Mamadou Diouf de Foundiougne

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